La C.I.A le saura

Tu parles de ces gamines à qui on a collé un tube de rouge à lèvre de salope dans les mains en guise de hochet ? Oui celles qui, le 14 juillet, se font dépuceler à l’âge de 12 ans par un forain sexagénaire entre le stand de tir et les montagnes russes. Tu parles de ces gamins qui regardent des pornos à la place des dessins animés avec la même sensation de déjà vu que peut vous laisser un documentaire animalier ? Oui cette génération perdue dans l’excès. On leur parle d’amour à tout va. Oui l’amour fait vendre même si celui-ci quoique très souvent associé au sexe, ne rapporte pas autant que ce dernier, car plus psychologique et moins rapide bien qu’il lui sert souvent d’alibi. A croire que même l’amour et le sexe se baisent entre-eux concernant le business.

Attendez, il s’agit quand même de notre génération, celle du Zapping et des godes les plus originaux à offrir obligatoirement pour les 15 ans de Jennifer. En effet, nous parlons bien de cette génération qui reste insatisfaite dès le moment où elle obtient sur un plateau d’argent la possibilité de réaliser ses désirs les plus fous et bien sûr les plus tordus. Et dire que ça fait jouir certains lorsque Marilyn Manson égorge d’inutiles petits lapins sur scène. Sans parler de ce précieux Or noir dans lequel les pélicans adorent se baigner. Heureusement que les marins sont généreux avec eux !! Une banalité, tout comme d’avoir une putain de belle voiture pour pouvoir polluer tout l’univers et par la même occasion, organiser des orgies à l’intérieur. Oui, car dans les villas méditerranéennes c’est évidemment démodé chéri !!

M’entend-tu jeune fille grunge et surexcitée, essayant de retranscrire par le jeu de tes doigts, comme lorsque ceux-ci parcourent lentement et avec délicatesse le torse pur d’un homme, sur les touches de ce piano les sensations provoquées à la vue de sourires mélancoliques présents sur de rares visage. Car là où le passé est vie, le futur est mort. Oui aidez-là, éclatez vos guitares sur la tête de tous ces corrompus. Car le monde est sale et pu le fric. Ils te sourient tous devant et te baise par l’arrière. Oui ressent cette puanteur qui s’infiltre même dans les coeurs. Quelle irrémédiable tristesse de voir que de nos jours, les plaisirs les plus simples ne suffisent plus. Un sourire s’achète et sert à faire du profit. Un hurlement de joie que je n’hésiterai pas à pousser si j’apercevais, dans un de ces lieux publics de plus en plus mécanisés et contrôler : « ne fume pas, ne téléphone pas… ne souri pas », un de ces sourires même des plus timides contrasté avec ces visages lasses d’une vie sans encombres, tristes de malheurs supposés et dénués de toute spontanéité donc de vie réelle. Des pantins aux allures sinistres, tous calqués sur le même modèle, se référant aux mêmes exigences : jeune soit rebelle, accro au sexe, à l’alcool et aux drogues, soit blonde, soit cool, ensuite, plus vieux, soit toujours dépendant de toutes ces choses mais, persuade toi du contraire, ait une belle maison à crédit, une femme Brune et rangée, des enfants qui, pour le moment, filent droit, puis plus vieux encore, attend tout simplement la mort patiemment en faisant baver tes propres enfants qui te cloîtreront dans une maison de retraite hors de prix pour se persuader qu’ils vivront leur « propre vie »…

Triste fatalité de la riche civilisation que nous sommes, aussi pourrie que moralisatrice envers des pays qui n’ont même pas de quoi manger et à qui on verse moins d’un pourcent des richesse de l’Etat. Et oui je suis tellement naïve que je paierais des millions pour diffuser du Bob Marley dans les rues et réveiller ce monde si perdu.

Merde, les Hommes ont même baisé la base de ce monde, ils ont baisé Dame Nature et y sont allés avec haine et puissance, sans aucun scrupule.

Tant qu’il est encore temps, tant qu’il est encore permis, assise dans le sable, laissez mon regard, abusé par la violence de ce monde si sale et cruel se perdre dans l’horizon. Mes yeux impurs qui ne demandent qu’à observer des phénomènes naturels et subliment dès leur naissance. Ces évènements, ces miracles que les Hommes tendent à essayer de plagier pour satisfaire leur conscience égocentrique. Ce ciel rouge ou bien bleu, ces oiseaux qui, d’un vol synchronisé vont vers des pays toujours plus merveilleux. Eux ont touché le ciel tandis que nous n’y parviendront jamais.

Détruire pour construire, construire pour détruire : voilà ce que nous aimons le plus. Nous en sommes même assoiffés dans le but de prouver que nous sommes les êtres suprêmes, que nous avons le contrôle absolu. Excusez-moi mais, cela me donne envie de vomir, ce genre de choses qui vous laissent un goût amer pendant des heures, des jours, des années. Ce contrôle, je n’en veux pas. Ok, je suis « traître à ma race », cette race honteuse qu’est la race humaine corrompue et contrôlée jusqu’à la moelle. On se plaint des dégâts de la crise américaine en Europe mais, nous soucions-nous des répercussions de nos surproductions mal anticipées dans le monde ? Nous soucions-nous également des animaux que nous avons exterminés pour satisfaire les caprices vestimentaires de riches salopes ou les goûts culinaires on ne peut plus démesurés et inutiles des Asiatiques ? Pensions-nous aux milliers d’hectares de forêts que nous avons défrichés en Amazonie où ailleurs afin de mieux construire des meubles Ikea ou d’aménager des banlieues à crédits pour entretenir l’espoir des plus pauvres qui se retrouvent maintenant à la rue ?? Parfait, continuons à éclater les poumons de notre charmante planète qui souffre déjà d’une belle pneumonie au stade bien avancé. Consommer jusqu’à épuiser : quelle belle leçon ! Tout comme le fait de parler Liberté et Droits de L’homme à tout bout de champs alors que les Hommes n’ont jamais été si enchaînés et prisonniers d’un destin qui les laisse mourir cruellement et à petit feu. Dans ce monde malade on ne peut plus parler de vivre mais de survivre. Donc quitte à survivre, faisons le pleinement, avec le sourire et sauvons, s’il vous plait, la beauté de la Nature, du chaos de notre folie.

~ par sunningashtray sur 3 novembre 2008.

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